rendez-vous dans vingt ans

Rendez-vous dans vingt ans est une romance, écrite dans le cadre d’un concours organisé il y a neuf ans par Harlequin. Je n’ai pas gagné mais en septembre 2018, il a été édité par une petite maison d’édition indépendante, Red’Active, dont la responsable, Maïlis Paire, a trouvé qu’il avait du potentiel…

L’histoire ? Morgane Romans, puéricultrice humanitaire et auteure à succès, retrouve par hasard lors du Salon du livre de Paris son amour de jeunesse qui n’est autre que le père biologique de sa fille aînée mais lui ne le sait pas.
Morgane donnera-t-elle une seconde chance à Thomas, vingt ans après ?

Extrait :

Je m’appelle Morgane Romans, j’ai quatorze ans, je vis en banlieue parisienne et j’aime écrire et danser, mais dans ma chambre, à l’abri des regards. J’ai des copines, mais pas de copains. Je tombe souvent amoureuse de garçons qui ne sont pas dans ma classe et, même si c’est toujours platonique, à chaque fois, j’y crois dur comme fer et m’imagine très bien dans un scénario à la «David Lynch1»…

Comme beaucoup de mes amis, je me sens un peu rebelle, même si j’ai tendance à ne pas trop le montrer. J’adorerais jouer de la batterie, ou de la guitare sèche et même, pourquoi pas, faire partie d’un groupe de danseurs comme ceux de Rhéda2. Avec deux copines, nous nous sommes inscrites à l’amicale des jeunes de ma ville pour apprendre le «ModernJazz». Bon, j’ai abandonné au bout de quelques semaines, car je croyais que je danserais comme les pros, comme ça, d’un claquement de doigts, sans entraînement… Grosse erreur!!! Et pourtant, le prof était très «cool»! Au moins, maintenant, je sais tourner comme les vrais danseurs. Ce n’est peut-être pas ça qui me fera sortir du lot dans les «boums»,  mais c’est toujours quelque chose! J’aimerais tellement danser comme les comédiens de Fame, naturellement, dès qu’un morceau sympa commence! Dans mes rêves!!!

Je me confie rarement à ma mère. Elle est d’une autre génération, plus pudique. Elle a travaillé comme employée de bureau dans les chemins de fer, comme mon père. C’est là, d’ailleurs, qu’ils se sont connus, rencontrés et qu’ils sont tombés amoureux. Quand ma deuxième sœur, Isabelle, dont je suis très proche, est née, six ans avant moi, maman a arrêté de travailler. Je suis la dernière de ma fratrie et j’ai parfois le sentiment d’être arrivée comme un cheveu sur la soupe. Mais je pense que je ne m’en suis pas trop mal sortie, finalement…

Ma mère fait partie d’une génération de femmes qui ne travaillent pas (la plupart des mères de mes copines sont dans ce cas) et élèvent leurs enfants, ce qui n’est pas rien. Tous les midis, je rentre manger à la maison, en tête-à-tête avec elle (mon frère aîné, François, est marié et a une petite fille de deux ans, Camille, et mes deux sœurs aînées, Anne et Isabelle, sont elles aussi parties de la maison). N’empêche que, quelquefois, j’aimerais bien manger à la cantine avec mes copines qui ont l’air de bien rigoler…

Les souvenirs de Morgane sont calqués sur les miens, sur mon adolescence.

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